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Matières
actives/Produits
PROCEDURE
D'HOMOLOGATION DES PRODUITS DANS LE CADRE DE LA LOI BIOCIDE
Dans le cadre de la Loi Biocide, tous les détenteurs/producteurs de
matières actives ont du déposer un dossier au niveau européen,
afin de défendre leur(s) matière(s) active(s).
Les Etats
membres se sont dispatchés les dossiers, afin d’homologuer
ou non ces matières actives, et de les faire figurer sur l’Annexe
I de la Loi Biocide.
Ensuite,
les fabricants/producteurs ont eu jusqu’à Mars 2004 pour
déposer auprès du Ministère de l’Environnement
national, une demande d’homologation des produits à usage
précis, homologation qui portera sur la formulation
des produits, en prenant en compte l’effet environnemental
des co-formulants des produits. Ainsi, CAUSSADE en
tant que producteur et fabricant de produits comprenant plusieurs co-formulants,
doit déposer des dossiers d’homologation pour
chaque formulation qu’elle veut commercialiser.
Exemple
: Pour la cartouche de Taupicide prêt à l'emploi, CAUSSADE
doit déposer une demande d’homologation nationale auprès
du Ministère, qui analysera tous les composants du produits
(Alphachloralose, composition du gel, appétent), afin d’accorder
l’autorisation de mise sur le marché (AMM).
CONSEQUENCES
SUR L'ETIQUETAGE DES PRODUITS
C’est dans ce contexte d’harmonisation des textes que la Directive
1999/45/CE du Parlement Européen et du Conseil du 31 Mai 1999 concernant
la classification, l’emballage et l’Etiquetage des préparations
dangereuses, est entrain d’être transposée par les Etats
Membres.
Aussi la situation des distributeurs de produits portant la Mention ‘Autorisé pour
l'emploi en jardins d'amateurs’, au regard de l’obligation d’agrément
fixée à l’art. L 254-1 du code rural, est susceptible d’évoluer.
En effet, jusqu’à présent, les distributeurs
de tels produits n’étaient pas soumis à l’obligation
d’agrément car celle-ci ne concerne que les produits classés
toxiques, très toxiques, cancérigènes, mutagènes
et dangereux pour l’environnement. Tous ces produits dangereux ne
concernent pas les produits réservés aux amateurs.
Or, la Directive 1999/45/CE instaure un classement environnemental,
fondé sur le symbole de danger N-dangereux pour l’environnement.
Des produits bénéficiant de la Mention ‘ EAJ’ vont
donc se trouver classée N du fait de cette révision.
Pourquoi ? Parce que ce sont les formules, ou les co-formulants, qui
vont être analysés, et non la Matière Active, comme
auparavant.
Ce sont donc les Formulations qui seront autorisées, non plus par le
Ministère de l’Agriculture, comme auparavant, mais par le Ministère
de l’Environnement.
A ce titre, la plupart des produits anti-nuisibles ne sont
pas concernés car ne sont pas classés "N-Nocif pour
l’environnement" (ils sont classés, le plus
souvent, Xn-Nocif par ingestion). Seuls les limacides (pas de confirmation à ce
jour) pourraient voir leur classement se modifier, mais sont concernés
essentiellement les produits phytosanitaires et les produits de traitement.
Les produits CAUSSADE ne devraient donc pas voir leur classement modifié.
Dans ce cadre, il faut savoir que l’essentiel des produits CAUSSADE sont
autorisés pour l'emploi en jardins d'amateurs, et que ceux qui ne le
sont pas ont fait l’objet d’une demande auprès du Ministère.
Les fabricants se devront donc de tenir à disposition
de tout organisme, la liste des Fiches de données de sécurité de
tous les composants d’un produit afin de justifier le classement
du produit fini.
Formation/Revente
CONSEQUENCES
DE LA LOI BIOCIDE POUR LA DISTRIBUTION
Concrètement, cela se traduit, dans le cadre de la distribution de produits
classés dangereux, par l'obligation d'avoir un agrément conformément
a l'article L-254-1 du code rural à compter du 31 Juillet 2004.
Les distributeurs
devront donc avant le 31 Juillet 2004 :
- Recenser en partenariat avec leurs fournisseurs
les produits dont le classement sera modifié. Ils auront au
maximum jusqu'au 31 Juillet 2006 pour écouler de leur stock
les produits dont l'étiquetage ne sera plus conforme. Les fabricants,
eux, jusqu'au 31 Juillet 2005 pour modifier leurs emballages et les
rendre conformes aux nouveaux classements.
- Engager une demande d'agrément de leurs points de vente.
- Retirer les produits concernés s'ils décident
de ne pas se faire agréer.
Que
faut-il savoir sur l'agrément ?
Tout distributeur de produits phytosanitaires doit depuis l'article 2 de la
Loi 92-533 du 17 juin 1992 être agréé, c'est-à-dire être
titulaire d'une police d'assurance et disposer d'un nombre suffisant de salariés
certifiés.
Combien
d'employés certifiés faut-il ?
Actuellement, l'organisme doit disposer d'au moins un employé permanent
titulaire d'un certificat pour l'encadrement de dix personnes ou plus.
Qui
certifie ?
Un organisme agréé, habilité au niveau régional,
par l'arrêté du 13 Mars 1995.
Comment
se fait la certification ?
• 1er cas : L'employé est titulaire d'un diplôme faisant partie
d'une liste exhaustive, ou est titulaire d'un titre homologué de niveau
IV ou supérieur. Dans ce cas, la certification se fait d'office.
• 2ème cas : Aucun employé n'a de diplôme permettant
la certification directe. Dans ce cas, la certification se fait par la formation
ou la VAP (Validation des Acquis Professionnels).
Linéaires
L'article
3 de l'Arrêté du 23 Décembre 1999 stipule
que les produits antiparasitaires dont l'autorisation de mise sur
le marché ne comporte pas l'Emploi autorisé dans les
jardins , doivent être placés dans des emplacements
séparés des produits dont l'AMM comporte la mention "autorisé pour
l'emploi en jardins d'amateurs".
Autrement dit, un espace professionnel doit être réservé
pour la mise en vente des produits réservés à usage
professionnel. Ils ne doivent pas être disposés au même
emplacement que les produits grand public.
Utilisations/Traitements
Textes
réglementaires
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